Aller au contenu principal

Médecine connectée

Excellence en santé Canada s’est associé à Inforoute Santé du Canada, au Collège des médecins de famille du Canada et au Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada pour diffuser deux innovations éprouvées ayant permis d’améliorer considérablement l’accès aux services spécialisés en contexte de soins primaires.
Deux images intégrées dans un design graphique avec des formes colorées. La grande image montre l’écran d’un ordinateur portable affichant un médecin lors d’un appel vidéo, avec un stéthoscope visible autour du cou du médecin. La petite image montre deux personnes assises ensemble, regardant une tablette. Des formes géométriques jaunes et violettes encadrent les images.
Sujets
  • Soins primaires et communautaires
  • Sécurité des patients
  • Technologie
Public
  • Leader en santé

  • Prestataire de soins au lieu d’intervention

  • Responsable de l’amélioration de la qualité ou de la sécurité

De nouveaux modèles de soins au service de la médecine connectée 

Au Canada, les personnes dirigées vers un spécialiste par leur prestataire de soins primaires doivent souvent attendre avant d’avoir accès aux soins. Dans une enquête du Fonds du Commonwealth réalisée en 2016 et évaluant l’accès aux médecins spécialistes dans 11 pays, le Canada s’est classé au dernier rang. En effet, 56 % des personnes vivant au Canada ont indiqué avoir attendu quatre semaines ou plus pour voir un spécialiste.1

La Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé (FCASS, désormais Excellence en santé Canada) s’est associée à Inforoute Santé du Canada, au Collège des médecins de famille du Canada et au Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada pour diffuser deux innovations éprouvées ayant permis d’améliorer considérablement l’accès aux services spécialisés en contexte de soins primaires :

Le programme RACEMC comprend une ligne téléphonique et une application lancées par Providence Health Care et Vancouver Coastal Health en Colombie-Britannique. Quant au système BASEMC, il s’agit d’un service sécurisé de consultation de spécialistes en ligne lancé dans le Réseau local d’intégration des services de santé de Champlain, en Ontario. 

Ce projet collaboratif d’amélioration de la qualité s’inscrit dans la lignée du projet de cybercollaboration Médecine connectée 2016-2017, au cours duquel 10 équipes provinciales/territoriales et internationales ont uni leurs forces et élaboré des plans et des stratégies d’affaires pour mettre en œuvre des services de consultation à distance dans leurs régions. 

Certaines des équipes participantes se sont depuis jointes au Défi Momentum, un programme d’ESC ouvert sur invitation uniquement, qui aide les équipes ayant terminé un projet collaboratif à accroître la portée de leur innovation et à en pérenniser les retombées. 

Médecine connectée : un plus pour les services de santé au Canada 

Médecine connectée s’inscrit dans l’action d’ESC visant à diffuser et à mettre à l’échelle des innovations éprouvées qui ouvrent l’accès à des soins de haute qualité, plus proches du milieu de vie.

Avec les consultations à distance, les patients admissibles reçoivent les conseils d’un spécialiste par l’entremise d’un prestataire de soins primaires qu’ils connaissent et en qui ils ont confiance. Le processus est généralement plus rapide que d’aiguiller le patient pour obtenir un rendez-vous en personne et permet souvent d’éviter des visites inutiles aux services d’urgence. 

Au cours du projet, plus de 2200 prestataires de soins primaires ont participé à un service de consultation à distance (auxquels ils ont toujours accès) leur permettant de consulter rapidement des spécialistes, généralement en une semaine maximum. À la fin du projet collaboratif, plus de 800 médecins spécialistes s’étaient inscrits à des services similaires au système BASEMC ou au programme RACEMC pour proposer des consultations. La spécialité la plus accessible était la psychiatrie, suivie par la cardiologie, la néphrologie, l’obstétrique, la gynécologie et la pédiatrie. 

Plus de 19 000 consultations à distance ont été réalisées entre juin 2017 et septembre 2019. 

Utiliser un projet collaboratif d’amélioration pour diffuser de nouveaux modèles de soins 

Des organismes prodiguant des services de santé couverts par le système de santé publique, des ministères et des prestataires de soins canadiens ont participé au projet collaboratif Médecine connectée entre juin 2017 et septembre 2018. Ce projet visait à épauler les équipes participantes dans la diffusion et l’adaptation du programme RACEMC et du système BASEMC, améliorant ainsi l’accès aux médecins spécialistes en contexte de soins primaires à l’aide de services téléphoniques et des technologies numériques. 

Les équipes participantes ont eu accès à un financement de démarrage pouvant atteindre 600 000 $ ainsi qu’à du soutien pour la mise en œuvre, la diffusion, la mise à l’échelle et l’évaluation des innovations dans le cadre de leur projet. Afin de développer leurs compétences en amélioration de la qualité, elles ont participé à un programme d’apprentissage englobant des webinaires de formation, des ateliers en personne, l’accès à un réseau d’enseignants et de formateurs spécialisés et des activités de réseautage entre pairs. 

Si le projet avait été entrepris par un seul groupe, il n’aurait pas fonctionné. Il n’a pas été conçu dans un esprit hiérarchique : c’est un projet véritablement collaboratif façonné par l’ensemble des parties prenantes.

Résultats du projet collaboratif Médecine connectée 

Le projet collaboratif Médecine connectée a été l’occasion de déployer deux innovations canadiennes éprouvées améliorant l’accès aux conseils de spécialistes en permettant aux prestataires de soins primaires, comme les médecins de famille et les infirmières praticiennes, de poser des questions à des médecins spécialistes : le projet BASEMC de Champlain et la programme RACEMC.

Les résultats du projet collaboratif sont en phase avec ceux obtenus à la mise en œuvre initiale des deux innovations. Le projet collaboratif Médecine connectée a entraîné des améliorations pour les patients et les prestataires dans plusieurs domaines.

Améliorations pour les prestataires 

Les prestataires de soins primaires participants ont effectué plus de 12 300 consultations à distance avec des spécialistes dans le cadre des soins apportés à leurs patients. Des équipes de Terre-Neuve-et-Labrador, du Nouveau-Brunswick, du Québec, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et du ministère de la Défense nationale ont recruté plus de 2200 prestataires de soins de santé primaires et plus de 800 spécialistes, dont beaucoup exercent dans des milieux ruraux et éloignés mal desservis. 

Dans certaines régions, il était possible d’obtenir des consultations à distance pour 38 spécialités. La spécialité la plus accessible était la psychiatrie, suivie par la cardiologie, la néphrologie, l’obstétrique et gynécologie, et la pédiatrie. Quatre services offraient aussi des consultations en soins palliatifs. Les résultats par équipe sont présentés dans les résultats du projet collaboratif. Les médecins de premier recours participants ont maintenant accès à des spécialistes grâce à des services téléphoniques et à des technologies numériques sécurisées.  

Améliorations pour les patients 

Les patients admissibles obtiennent des soins fondés sur les conseils d’un spécialiste, plus près de chez eux, prodigués par un prestataire de soins primaires qu’ils connaissent et en qui ils ont confiance. Le processus est généralement plus rapide que d’aiguiller le patient pour obtenir un rendez-vous en personne et permet souvent d’éviter des visites inutiles aux services d’urgence. 

Faits et chiffres clés 

  • Le projet BASEMC de Champlain donne actuellement accès à 114 groupes de spécialistes et traite 1000 cas par mois en Ontario, avec un délai de réponse médian de 21 heures. En outre, près des deux tiers (65 %) des cas ont été résolus sans que les patients aient à consulter un médecin spécialiste en personne. 

  • Une évaluation des données du programme RACEMC a établi que 60 % des appels ont permis d’éviter une rencontre en personne avec un spécialiste, et 32 % des appels d’éviter une visite inutile aux services d’urgence.  

  • Accès rapide aux conseils de médecins spécialistes : Pour plus de quatre consultations électroniques sur cinq (85 %), la réponse a été reçue dans les sept jours (échantillon de plus de 3200 consultations). Ce résultat s’attaque à un enjeu reconnu au Canada, comme l’a révélé l’Enquête 2016 du Fonds du Commonwealth, selon laquelle le Canada s’était classé au dernier rang des 11 pays visés en ce qui a trait à l’accès aux médecins spécialistes. En effet, 56 % des personnes vivant au Canada ont indiqué avoir attendu quatre semaines ou plus pour voir un spécialiste. 

  • Soins de proximité : Plus de la moitié des consultations électroniques (53 %) ont permis d’éviter des déplacements pour un rendez-vous en personne – cas où le médecin de premier recours avait envisagé un aiguillage vers un médecin spécialiste, qui s’est avéré inutile à la suite des conseils reçus (échantillon de plus de 2600 consultations). 

  • Diminution des visites aux services d’urgence : Deux consultations à distance sur cinq (42 %) – par téléphone ou sur l’application – ont permis d’éviter des visites aux services d’urgence. Alors que le médecin de premier recours envisageait initialement d’aiguiller le patient vers les urgences, cela s’est avéré inutile à la lumière des conseils donnés par les spécialistes (échantillon de plus de 600 consultations téléphoniques ou sur l’application mobile). 

Les équipes et les enseignants

1 Institut canadien d’information sur la santé, Enquête internationale 2016 du Fonds du Commonwealth sur les politiques de santé auprès des adultes dans 11 pays. Sur Internet : https://www.cihi.ca/fr/lenquete-2016-du-fonds-du-commonwealth

Rechercher...