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Un leadership différent pour la sécurité : ce que nous avons appris sur la sécurité des soins
Pendant quatre mois, plus de 150 personnes de partout au Canada ont participé à la série Un leadership différent pour la sécurité. Ensemble, elles ont abordé la question suivante : comment les pratiques quotidiennes contribuent-elles à rendre les soins plus sûrs?
Un message est ressorti clairement tout au long de la série : un leadership différent pour la sécurité repose non seulement sur les systèmes formels axés sur la sécurité des patients et la conformité, mais aussi sur les relations, la confiance, l’apprentissage et le dialogue continu.
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Qu’est-ce qu’une série d’apprentissage par l’action?
Les séries d’apprentissage par l’action sont de courtes occasions d’apprentissage ciblées qui mobilisent les gens autour d’un objectif commun : apprendre, mener une réflexion et prendre des mesures concrètes dans leur milieu. Grâce à des séances d’apprentissage virtuelles, au réseautage entre pairs et à des phases d’action accompagnées, les personnes participantes peuvent transformer leurs idées en des changements concrets qui améliorent la qualité des soins et renforcent les systèmes de santé. Chaque série aborde un thème différent et est conçue pour favoriser l’apprentissage, les relations et la mise en œuvre de mesures concrètes.
Une communauté dédiée à la sécurité des soins
La série Un leadership différent pour la sécurité a réuni des acteurs du domaine de la santé (cadres, responsables de la qualité et de la sécurité des patients, prestataires au point d’intervention), des étudiantes et étudiants, des patientes et patients, ainsi que des personnes proches aidantes. Ensemble, ils ont démontré que tout le monde peut contribuer à rendre les soins plus sûrs.
Ce que nous avons appris
Tout au long de la série, les personnes participantes ont réfléchi à la façon dont la sécurité est vécue et mise en pratique. Les discussions étaient variées, mais plusieurs thèmes communs s’en sont dégagés.
Les pratiques quotidiennes contribuent à rendre les soins plus sûrs.
Les participantes et les participants en sont progressivement venus à reconnaître que la sécurité ne dépend pas uniquement des politiques et des mécanismes de supervision. Selon eux, bien que ceux-ci soient importants, il faut également rendre les soins plus sûrs en temps réel en misant sur la communication, sur l’adaptation et sur le travail d’équipe.
Comme une personne participante l’a mentionné, « la sécurité n’est pas le fruit des systèmes, mais des relations humaines ».
Nous apprenons autant de nos réussites que des événements indésirables
Les personnes participantes ont souligné l’importance d’apprendre de leurs réussites quotidiennes; pas seulement des incidents. En se concentrant uniquement sur les problèmes, on risque de passer à côté d’éléments qui contribuent de façon constante à favoriser la sécurité des soins.
Comme une personne participante l’a souligné, « la sécurité des patientes et des patients est renforcée quand nous regardons au-delà des incidents et que nous nous concentrons sur la façon dont nous prodiguons des soins de qualité chaque jour. »
L’importance du point de vue des prestataires au point d’intervention
Les participantes et participants ont souligné que les personnes les plus près des soins sont souvent celles qui voient en premier les risques et les pressions exercées sur le système. Leur offrir des espaces de dialogue structurés a permis de faire émerger des constats qui ne ressortent pas toujours dans les systèmes de signalement formels.
Comme l’a observé une personne participante, les équipes soignantes au point d’intervention « voient souvent les risques, les solutions de rechange et les points de tension avant que les problèmes s’aggravent ».
La sécurité psychologique favorise la sécurité des soins
Le lien entre la sécurité psychologique et la capacité de parler des risques est un sujet récurrent. Quand les membres du personnel se sentent respectés et soutenus, ils sont plus enclins à s’exprimer et à partager leurs idées.
Une personne participante a mentionné avoir été « frappée par le lien étroit qui existe entre la sécurité psychologique, la présence de la direction et la capacité du personnel à s’exprimer ouvertement au sujet des risques ».
Les participantes et participants ont également mentionné que la charge de travail, les effectifs et les décisions organisationnelles ont une incidence directe sur la capacité à préserver la sécurité psychologique dans la pratique.
Le point de vue essentiel des patients et des proches aidants
Les discussions tenues avec les patients et les proches aidants ont démontré à nouveau que la sécurité des soins va au-delà des résultats cliniques. Elle repose également sur l’expérience, la communication et la confiance.
Une personne participante a observé que « bon nombre de patientes et patients comptent sur des membres de leur famille plus jeunes pour défendre leurs intérêts, ce qui démontre l’importance de les inclure, ainsi que leurs proches, dans les discussions sur la sécurité. »
Une autre personne a mentionné que la « sécurité doit tenir compte des dimensions psychologiques, de même que de l’appréciation du patient ou de la patiente à l’égard de la qualité et de la sécurité des soins qu’il ou elle reçoit. »
Les relations : le fondement de soins plus sûrs
Dans tous les établissements, les participantes et participants ont affirmé que les relations sont au cœur de la sécurité. La confiance, l’ouverture et la collaboration favorisent l’apprentissage et l’amélioration.
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Prochaines étapes : Poursuivre la conversation sur la sécurité des soins
Les commentaires reçus sur la série Un leadership différent pour la sécurité pointent vers une vision commune : la sécurité des soins, qui englobe également la sécurité psychologique du personnel, se bâtit jour après jour à travers les personnes, les relations, les environnements, les systèmes et les conditions qui la favorisent.
À l’occasion de la Semaine nationale de la sécurité des patients (SNSP) 2026, qui aura lieu du 26 au 30 octobre, les acteurs du milieu de la santé et des services sociaux sont invités à se pencher sur la question suivante : « Qu’est-ce qui rend les soins plus sûrs? ». Participez à la réflexion, venez partager ou écouter des témoignages et des expériences qui illustrent comment renforcer la sécurité au quotidien.